En Bref : Tatouage 3D du mamelon et de l’aréole

100% couvert par la RAMQ

Le tatouage est réalisé par Dre Cathie Guimond, chirurgienne. Effectuée dans un contexte de reconstruction après un cancer du sein, cette dermopigmentation constitue un acte médical sans frais à débourser.

Requête médicale obligatoire

Une requête médicale est nécessaire pour obtenir un rendez-vous. Elle peut être remplie par votre médecin de famille ou traitant et doit être transmise avant la consultation. Cette consultation, également couverte par la RAMQ, est obligatoire afin d’évaluer la situation de chaque patiente et de confirmer que le tatouage peut être réalisé de façon sécuritaire. Déposer votre demande ICI

Plusieurs lieux disponibles au Québec

Afin de rendre ce service accessible aux femmes de différentes régions, Dre Guimond offre des cliniques de tatouage à : Longueuil • Québec • Trois-Rivières • Laval • Rouyn-Noranda • Rimouski

Le tatouage 3D du mamelon et de l’aréole

Le tatouage 3D du mamelon et de l’aréole est souvent l’une des dernières étapes de la reconstruction mammaire après un cancer du sein. À la fois médical et artistique, il permet de recréer, grâce à des jeux de couleurs, d’ombres et de textures, l’apparence naturelle d’un mamelon et d’une aréole.

Mais pour plusieurs femmes et hommes, c’est bien plus qu’un tatouage. Après les traitements, les chirurgies et les changements corporels, ce geste peut contribuer à se réapproprier son corps, à retrouver confiance en soi et, parfois, à enfin se reconnaître dans le miroir.

Le tatouage demeure toutefois un choix entièrement personnel. Il n’est ni obligatoire ni nécessaire pour « compléter » une reconstruction. Chaque personne choisit si et quand cette étape a du sens pour elle.

Un tatouage unique, créé pour vous

Chaque tatouage est réalisé sur mesure. La forme, la dimension, les couleurs, les ombres et les détails sont choisis afin de s’harmoniser avec votre peau, votre anatomie, votre reconstruction et vos préférences.

Lorsqu’un seul côté doit être tatoué, le mamelon et l’aréole naturels servent également de référence afin de rechercher une harmonie entre les deux seins.

L’objectif n’est pas de créer quelque chose de parfaitement symétrique : un mamelon naturel ne l’est pas non plus. L’objectif est plutôt d’obtenir un résultat réaliste, naturel et qui vous ressemble.

Une seule séance

Dans la grande majorité des cas, le tatouage est complété en UNE SEULE séance, qu’il soit réalisé sur un ou deux seins.

Prévoyez environ 1 h à 1 h 30 pour la séance.

Dans certaines situations, une petite retouche peut être nécessaire afin d’ajuster la couleur ou la densité du tatouage.

Lorsqu’elle est nécessaire, cette retouche est également sans frais.

Est-ce douloureux?

Après une mastectomie totale, la sensibilité de la peau est souvent diminuée, voire absente à certains endroits. Le tatouage est donc généralement très bien toléré et peu ou pas douloureux.

Si vous ressentez la peau du sein reconstruit ou si vous avez subi une mastectomie partielle, Dre Guimond peut effectuer une anesthésie locale par injection de lidocaïne afin de rendre la procédure confortable.

Les crèmes anesthésiantes ne sont généralement pas recommandées puisqu’elles peuvent modifier la peau et nuire à la qualité du tatouage.

Si votre reconstruction a été réalisée avec un implant mammaire, soyez rassurée : l’encre est déposée dans le derme, bien au-dessus de l’implant.

Quand peut-on faire le tatouage?

Le tatouage est réalisé lorsque les tissus sont suffisamment guéris et que la peau est prête à être tatouée.

Un délai minimal de 6 mois après la dernière chirurgie est généralement nécessaire lorsque la cicatrice traverse la zone qui sera tatouée. Si votre dernière chirurgie ne touche pas cette région, ce délai ne s’applique pas nécessairement.

La radiothérapie, l’état des cicatrices, la qualité de la peau et certains traitements ou problèmes de santé peuvent également influencer le meilleur moment pour procéder.

C’est pourquoi une consultation médicale préalable avec Dre Guimond est nécessaire : elle permet d’évaluer votre peau, votre reconstruction et votre cicatrisation et de s’assurer que le tatouage peut être réalisé de façon sécuritaire.

Un résultat permanent

Dre Guimond utilise de l’encre de tatouage permanente, contrairement à certains pigments médicaux qui s’estompent plus rapidement.

Comme pour un tatouage traditionnel, les couleurs peuvent néanmoins s’atténuer progressivement avec les années. Une retouche des couleurs peut être souhaitée après environ 8 à 10 ans, selon votre peau et l’évolution du tatouage.

Après le tatouage

Une légère rougeur immédiatement après la séance est normale. Une crème cicatrisante et un pansement protecteur sont

appliqués et les produits nécessaires aux premiers soins vous sont remis.

Des consignes simples vous seront expliquées afin de favoriser une bonne guérison : garder la région propre et sèche au

début de la cicatrisation et éviter notamment les baignades, spas, saunas et l’exposition directe au soleil pendant la période recommandée.

Plus qu’un tatouage

Pour certaines personnes, recréer un mamelon et une aréole permet au regard de ne plus s'arrêter uniquement sur les cicatrices laissées par la maladie et les traitements.

C’est parfois le moment où l’image dans le miroir redevient celle d’un sein.

L’objectif n’est pas la perfection. C’est de créer quelque chose de naturel, unique et profondément personnel — pour vous aider à vous réconcilier avec votre corps et votre regard.

WEBINAIRE Cancer du sein et dermopigmentation

Suis-je prêt(e) pour un tatouage des mamelons et des aréoles ?

Exemple d’une peau trop indurée (collée), le tatouage n'est pas possible à cette étape

Il faut faire la technique du palpé-roulé ou de l'endermothérapie

Exemple d’une bonne souplesse de la peau pour le tatouage

Dre Cathie Guimond

De chirurgienne à patiente, puis pionnière d’une nouvelle façon d’accompagner l’après-cancer

Chirurgienne. Patiente. Fondatrice. Tatoueuse.

Le parcours de Dre Cathie Guimond est indissociable de la création de la Fondation Se Reconstruire. Une histoire où la médecine, la maladie, l’invalidité et des rencontres profondément humaines ont progressivement fait naître une conviction : traiter le cancer est essentiel, mais il faut aussi prendre soin de tout ce que la maladie et ses traitements laissent derrière eux.

D’abord chirurgienne… puis patiente

Diplômée en chirurgie générale de l’Université de Montréal en 2011, Dre Guimond amorce sa carrière comme chirurgienne et développe un intérêt particulier pour la santé du sein.

Puis, à seulement 34 ans, elle passe elle-même de l’autre côté de la table d’opération lorsqu’elle reçoit un diagnostic de cancer du sein.

Elle subit une double mastectomie totale et une reconstruction mammaire par prothèse. Son regard de médecin devient alors aussi celui d’une patiente.

Elle découvre personnellement que la fin des traitements ne signifie pas nécessairement la fin du parcours : il reste les cicatrices, les changements corporels, les séquelles physiques, les questionnements, la confiance à retrouver et, parfois, un corps à réapprivoiser.

Cette expérience transformera profondément sa vision de la médecine.

Quand la vie impose une autre direction

Quelques années plus tard, en 2019, un accident automobile bouleverse à nouveau son parcours. Les séquelles physiques qui en découlent entraînent une invalidité qui l’empêche éventuellement de poursuivre son travail comme chirurgienne.

Pour une femme qui avait consacré des années à devenir chirurgienne, devoir renoncer à opérer représente un changement de vie majeur.

Mais cette rupture professionnelle deviendra aussi le point de départ d’autre chose.

Au même moment, son expérience personnelle et celle de femmes qui l’entourent lui font prendre conscience d’un besoin encore largement non comblé. Le décès de trois de ses amies touchées par le cancer du sein marque profondément sa réflexion.

Comme médecin, comme ancienne patiente et comme amie, elle constate à quel point les soins hospitaliers accomplissent l’essentiel : diagnostiquer, traiter, opérer et combattre la maladie. Mais elle constate également qu’une multitude de besoins persistent pendant et après les traitements.

Plutôt que de voir son invalidité comme la fin de sa contribution à la médecine, Dre Guimond décide de mettre son expérience au service de la création de quelque chose qui n’existait pas encore.

Dre Guimond, pionnère dans son domaine et première à se spécialiser dans le tatouage de mamelons et aréoles pour les personnes atteintes de cancer du sein.
« Chaque fois que tu te regardes dans le miroir, c’est comme un visage sans nez. Tu ne vois que ça et tu revis cette pénible expérience. Il faut que les patients (es) sachent que le tatouage est accessible et sans frais. L’estime et la confiance en soi ne devraient pas avoir un coût »
— Dre Cathie Guimond

Construire ce qui manquait

C’est de cette réflexion que naît la Fondation Se Reconstruire.

L’objectif n’a jamais été de remplacer les soins offerts dans les hôpitaux. Il est au contraire de les compléter.

Créer un pont entre les traitements médicaux intra-hospitaliers et tout ce dont une personne peut avoir besoin pour retrouver sa qualité de vie : expertise médicale, soutien psychologique, réadaptation, soins thérapeutiques, accompagnement, produits spécialisés et solutions concrètes aux séquelles du cancer du sein.

En quelque sorte, l’hôpital traite la maladie; Se Reconstruire accompagne la personne dans ce qu’il reste à reconstruire.

Cette vision donne naissance à une approche différente, où plusieurs expertises sont réunies autour d’une même personne plutôt que d’être offertes en silos.

Aujourd’hui, Dre Guimond consacre bénévolement une importante partie de son temps à cette mission comme fondatrice, présidente du conseil d’administration, ambassadrice et porte-parole de la Fondation, tout en poursuivant son implication médicale auprès des patientes.

De la chirurgie à l’art du tatouage 3D

Son parcours l’amène également à s’intéresser à une étape très particulière de la reconstruction mammaire : la recréation du mamelon et de l’aréole par tatouage 3D.

Elle y retrouve deux dimensions qui ont toujours fait partie de sa façon de soigner : la précision du geste médical et l’attention portée à la personne dans son ensemble.

Dre Guimond devient ainsi la première chirurgienne-tatoueuse à se spécialiser dans le tatouage 3D du mamelon et de l’aréole d’apparence naturelle.

Grâce aux couleurs, aux ombres, aux textures et aux effets de relief, chaque tatouage est créé sur mesure afin de s’harmoniser avec la peau, l’anatomie et l’histoire de la personne.

Mais pour elle, ce geste va bien au-delà de l’esthétique.

Le tatouage peut représenter une étape de réappropriation du corps après la maladie. Plusieurs femmes décrivent d’ailleurs ce moment où, après avoir longtemps vu leurs cicatrices dans le miroir, elles reconnaissent à nouveau l’image d’un sein. Cette dimension de réconciliation avec son corps est également au cœur de son approche du tatouage.

Une reconstruction qui doit demeurer accessible

Pour Dre Guimond, cette étape ne devrait pas dépendre de la capacité financière d’une patiente.

Puisque la reconstruction du complexe mamelon-aréole par dermopigmentation est effectuée par Dre Guimond elle-même dans un contexte médical, la consultation et le tatouage sont couverts par la RAMQ : la patiente n’a aucuns frais à débourser pour l’intervention.

Cette volonté d’accessibilité s’inscrit directement dans la mission qu’elle s’est donnée : faire en sorte que les personnes touchées par le cancer du sein puissent avoir accès aux ressources dont elles ont besoin, peu importe leur réalité financière ou leur région.

Transformer une épreuve en une nouvelle façon de soigner

Le parcours de Dre Guimond n’a donc pas suivi la trajectoire qu’elle avait imaginée lorsqu’elle est devenue chirurgienne.

Le cancer lui a fait découvrir la médecine comme patiente.
L’accident et l’invalidité l’ont forcée à réinventer sa façon de l’exercer.
La perte de trois amies lui a rappelé l’urgence de faire autrement.

De ces expériences est née une nouvelle mission : construire ce qui manquait entre l’hôpital et le retour à la vie.

Aujourd’hui, son travail réunit ce qui aurait autrefois semblé appartenir à des univers différents : chirurgie, expérience de patiente, médecine, art, innovation et engagement communautaire.

Avec une même conviction au centre de chacune de ses actions :

Guérir d’un cancer ne s’arrête pas au traitement de la maladie. Après le cancer, il reste parfois encore beaucoup à reconstruire.

LONGUEUIL

Fondation Se Reconstruire
67 rue Élizabeth Longueuil, Québec J4H 1J3

 

LAVAL

Clinique Médicale BCL
3300 100e Avenue Laval, Québec H7T 0J7

 

TROIS-RIVIÈRES

Fondation québécoise du cancer Centre régional et Hôtellerie de la Mauricie
3110 rue Louis-Pasteur Trois-Rivières, Québec G8Z 4E3

 

QUÉBEC

Fondation québécoise du cancer Hôtellerie de Québec
2375 Avenue de Vitré Québec, Québec G1J 5B3

 

ROUYN-NORANDA

Fondation Santé + Au sein des femmes
4, 9e Avenue Rouyn-Noranda, Québec J9X 2B2

RIMOUSKI

Association Cancer est du Québec Hotellerie Omer-Brazeau. 151 Av. Saint-Louis, Rimouski, Québec G5L 0A4